La technique de lipostructure peut être appliquée essentiellement au niveau du visage et des seins. Le lipomodelage au niveau des seins permet de compenser une hypotrophie mammaire, ou de corriger une asymétrie ou une ptose (affaissement) mammaire. Cette réduction de volume du sein peut être constitutionnelle (petits seins depuis la puberté) ou acquise (après une grossesse ou un allaitement, ou tout simplement après un amaigrissement). Par ailleurs, le lipo-filling permet de redessiner le galbe du visage, notamment au niveau des joues (après amincissement de la peau et de la couche adipeuse du visage par le processus de vieillissement).
Les indications du lipomodelage et ses examens préopératoires
Le lipomodelage est surtout indiqué pour toutes les femmes désirant une augmentation du volume mammaire de manière « naturelle », ou celles qui souhaiteraient juste remodeler le galbe de leur visage. Contrairement aux implants mammaires et autres techniques de chirurgie esthétique, le résultat du lipomodelage n'est pas définitif. Comme les cellules implantées sont des cellules vivantes, elles suivront le processus physiologique de vieillissement ou de modification naturelle des autres tissus avoisinants.
Le lipomodelage suit le même protocole opératoire que les opérations chirurgicales thérapeutiques. A ce titre, les mêmes précautions sont à prendre, les mêmes bilans préopératoires sont à effectuer, et les mêmes complications sont à craindre et à anticiper (complications liées à l'intervention chirurgicale elle-même et celles liées à l'anesthésie). Seules, les patientes qui possèdent un capital de tissu adipeux assez important peuvent recourir au lipomodelage. Ce capital se situe surtout au niveau de la culotte de cheval, des fesses et des hanches.
En plus du bilan préopératoire standard, un examen senologique complet est obligatoire pour tout lipomodelage du sein, comprenant obligatoirement une échographie mammaire et une mammographie. Cette précaution est prise pour dépister d'éventuelles tuméfactions suspectes contre-indiquant temporairement toute intervention chirurgicale mammaire. L'entretien entre la patiente et l'anesthésiste est primordial pour décider du type d'anesthésie mais également pour comprendre les (rares) complications anesthésiques possibles. Toute prise de médicament à base d'aspirine ainsi que les anti-inflammatoires doit être arrêtée 15 jours avant l'intervention.
Le déroulement de l'opération chirurgicale de lipomodelage et les suites opératoires
Cette intervention se fait sous anesthésie locale profonde ou sous anesthésie générale selon le cas. Elle se déroule en ambulatoire, ne nécessite donc pas plus de 24 h d'hospitalisation. On procède à une liposuccion par canule d'aspiration à partir d'une petite incision au niveau de la partie donneur. Les microparticules d'adipocytes sont séparées du reste du tissu par centrifugation. Elles seront ensuite réimplantées au niveau de la zone receveur à l'aide d'une micro-canule où l'incision ne dépasse pas 2 mm. L'injection se fait de manière centrifuge et dans tous les plans de l'espace pour augmenter l'adhésion des cellules graisseuses des tissus concernés.
Après l'intervention, il peut persister une douleur, des ?dèmes et ecchymoses disparaissant normalement au bout de 10 à 20 jours. Le résultat définitif ne sera réellement visible qu'à partir du troisième mois postopératoire. L'exposition au soleil est fortement contre-indiquée pour éviter tout risque d'hyperpigmentation cutanée définitive de la zone « retouchée ».
Les complications possibles de la lipostructure
Statistiquement, le taux d'échec est quasiment nul, cependant une retouche peut être envisagée six mois après l'intervention chirurgicale en cas d'irrégularités, d'asymétrie ou d'hypercorrection. Compte tenu de la taille des micro-canules, cette intervention ne cause pas de dommages importants au niveau de la peau ou des vaisseaux. En outre, il n'y a pas d'incidences directes entre la lipostructure et la survenue d'un cancer du sein.

