Les seins perdent de la tonicité et du volume après une mammectomie. Pour retrouver le volume initial ou pour lui donner une nouvelle forme, les femmes doivent subir une reconstruction du sein. Cela peut se faire de différentes manières. La technologie innovante flirte avec la médecine pour permettre aux femmes de retrouver un corps grâcieux et présentable.
Reconstruction du sein par grand dorsal
Cette méthode consiste à prélever un lambeau de peau au niveau du dos et un muscle grand dorsal. Ces prélèvements servent à restaurer le volume et la forme du sein. C'est une opération assez risquée à cause du prélèvement et les complications fréquentes sont la lymphorée et la nécrose cutanée. La première est une formation de poche contenant du liquide sur le site de prélèvement dorsal, qui pour s'estomper, nécessite une ponction. La nécrose cutanée est un décollement de la peau suite à une suture effectuée sous tension.
Reconstruction du sein par grand droit abdomen
La reconstruction du sein peut aussi se faire en utilisant la peau de l'abdomen et la graisse abdominale au dessous du nombril. Le muscle grand droit sert à faire une jonction entre la peau et la graisse. Après l'opération, une retouche au niveau de la plaque mamelonnaire redonnera du volume au sein. Le port d'une gaine abdominale spéciale est recommandé pour favoriser la cicatrisation. Le résultat ne se voit pas tout de suite, mais seulement après un semestre.
Reconstruction du sein par prothèse
C'est la technique la plus pratique pour la reconstruction du sein. La prothèse se décline en deux formes, la prothèse en silicone peut être injectée de serum physiologique ou gel de silicone. La cicatrice de mammectomie sert de voie pour l'introduction de la prothèse. C'est une technique destinée pour une patiente à peau souple.
Préparation de l'intervention, hospitalisation et mesures post-opératoires à suivre
Comme toutes les opérations chirurgicales, des analyses sont nécessaires avant que la décision soit prise. Un bilan, incluant la mammographie qui permettrait au praticien de préparer l'opération, chaque intervention étant différente d'une autre, s'avère primordial. Selon le résultat, le chirurgien peut demander à faire un prélèvement sanguin en vue d'une éventuelle auto-transfusion pendant l'opération. La consultation de l'anésthesiste est indispensable, étant donné que des complications peuvent survenir suite à l'intervention. Cela doit être effectué 48 heures avant l'opération. Le port d'un bas anti-thrombose peut être prescrit à une patiente prédisposée à la phlebite. Cet équipement sera imposé jusqu'à la sortie de la clinique. L'hospitalisation dure environ une semaine pour un meilleur suivi, mais l'opération prend trois à quatre heures. Les suites opératoires sont un peu fatigantes pendant une semaine, mais c'est normal. A cet effet, la prise d'antalgique est recommandée pour mieux supporter la douleur. Notons que les médicaments ne doivent en aucun cas contenir de l'aspirine, et ce, dix jours avant, pendant et après l'operation. Les éléments de ce cachet a la réputation de favoriser l'hémorragie. Le tabac est également à éviter pour une prompte cicatrisation. L'opération terminée, il faudrait attendre plusieurs semaines avant de reprendre une activité sportive. Si les resultats sont immédiatement visibles pour la reconstruction par prothèse, trois à six mois sont nécessaires pour constater celle effectuée par grand dorsal ou par grand droit abdomen.

