Il existe différentes formes de cancer du sein qui nécessitent une mastectomie. La mastectomie, connue également sous le nom de mammectomie est une opération qui consiste à amputer la glande mammaire, ainsi qu'une partie de la peau du sein et de l'aréole mammaire. Généralement, la reconstruction de la plaque mamelonnaire est prescrite pour compléter la mammectomie. Effectivement, si cette dernière implique la reconstruction du volume et de la forme du sein, la reconstruction de la plaque mamelonnaire c'est-à-dire de l'ensemble de l'aréole et du mamelon a pour principe de parfaire la structure intégrale du sein. Une aréole colorée et un relief au centre du sein sont replacés afin de donner au mamelon une constitution naturelle.
Description de la reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire
Plusieurs femmes opérées sont satisfaites de la reconstruction du volume du sein, toutefois la reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire a pour principal objectif de parfaire l'image originelle du sein et sera envisagée selon les envies personnelles de chaque patiente. Une fois que le volume du sein est raffermi, la reconstruction aréolaire peut être effectuée. Quatre procédés chirurgicaux permettent de la réaliser. Premièrement, il y a la « greffe totale » de peau. La peau à greffer est prélevée au niveau de l'aine, dans la zone appelée « sillon génito-crural ». La peau sur cette partie du corps présente une pigmentation qui lui donne une teinte brune lorsqu'elle est greffée sur le contour du sein. En dépit du fait que la pigmentation de cette peau ne permette pas de regagner la couleur initiale de l'aréole, elle offre un résultat naturel et permanent. Le tatouage est la deuxième technique qui permet de réaliser la reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire. Ce procédé est le plus élémentaire et a pour principe d'introduire un pigment improductif dans la peau du sein. Au cours du temps, le tatouage s'affaiblit, ce qui assure un effet naturel après une certaine période. La « greffe controlatérale » est la technique idéale dans la mesure où le mamelon présente une forme plutôt généreuse. La peau à greffer est prélevée sur la partie entourant l'aréole de l'autre sein. La greffe controlatérale ne modifie aucunement la sensibilité de l'auréole et ne laisse aucune cicatrice. Le quatrième procédé a pour principe de prélever des « lambeaux locaux » de peau, qui seront enroulés sur eux-mêmes et placés sur le centre du mamelon. La partie d'où les lambeaux dermiques sont enlevés présentera une cicatrice qui sera atténuée par une greffe de peau ou un tatouage.
Les essentiels à connaître avant la reconstruction aréolaire
Pendant le mois précédant l'intervention de la reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire, il est recommandé à la patiente de s'abstenir de fumer, afin de favoriser son rétablissement, et il est également prescrit de ne pas recourir à des médicaments à base d'aspirine durant les 10 jours précédant la reconstruction aréolaire. L'anesthésie effectuée sur la patiente est une anesthésie locale. Toutefois, à partir du moment où une autre opération chirurgicale est à effectuer en même temps que la reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire, un nouveau bilan est primordial et l'anesthésie qui sera administrée sera générale. En moyenne, l'opération de la reconstruction aréolaire dure une demi-heure. La durée d'hospitalisation varie selon que plusieurs interventions chirurgicales sont effectuées simultanément.
La période de convalescence
La reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire n'engage pas un arrêt du travail après l'intervention. Les douleurs ressenties ultérieurement par la patiente sont minimes et se dissipent avec la prise des analgésiques ordinaires. Une boule de pansements gras, ou « bourdonnet », pourra être préconisée par le chirurgien et sera enlevée après une semaine en moyenne. D'autres pansements sont à prévoir et à appliquer quotidiennement sur la greffe par la patiente. La couleur blanche de la greffe constatée lors du premier pansement, qui est assurément normale, se transformera en une teinte violacée au fil des premiers jours suivant l'intervention. Durant cette période, des croûtes peuvent apparaître, avant que la greffe ne recouvre une teinte rosée. 20 jours après la reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire, les fils de suture sont ôtés par le chirurgien. En attendant une cicatrisation complète, la patiente est appelée à être prudente dans ses gestes, notamment en prenant la douche.
Au sujet des risques liés à la reconstruction aréolo-mamelonnaire
La reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire peut réserver des complications qui sont toutefois rares. Il peut arriver que la greffe ne tienne pas, ce qui conduira tout simplement à une nouvelle tentative de greffe. Autrement, faire appel aux compétences d'un chirurgien plasticien expérimenté dans la reconstruction aréolo-mamelonnaire permettra de limiter les risques de complication et de parvenir à des résultats optimaux après l'intervention.

