Les accidents, les traumatismes, les brûlures et les interventions chirurgicales sont les principales causes de la formation de cicatrices disgracieuses, hypertrophiques, inesthétiques, mal placées et/ou douloureuses. Elles sont souvent indélébiles et définitives bien que certaines disparaissent après cicatrisation complète de la plaie. Selon le cas, d'autres encore laissent des traces ou des surélévations. Il faut savoir que l'apparition d'une cicatrice est un processus physiologique de réparation cutanée ou muqueuse en réaction à la formation d'une plaie. La peau blessée peut se reconstituer et retrouver une surface lisse et un teint uniforme après une période plus ou moins longue selon la gravité de la plaie. Cependant, dans certains cas, et selon la nature de l'agression subie par la peau, une cicatrice se développe, c'est-à-dire un nouveau tissu de remplacement et de reconstitution se met en place. La peau peut ainsi présenter une prolifération cellulaire excessive, responsable des cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes et à défaut un développement disgracieux ou douloureux. Les nouvelles techniques médicales actuelles permettent dorénavant de redonner assurance au patient, en débarrassant celui-ci de sa cicatrice, pouvant devenir source de nombreux complexes.
Les techniques les plus courantes de correction des cicatrices
On peut "déplacer" une cicatrice mal placée, en créant une incision suivant les plis naturels et effectuer une réfection de la peau après avoir enlevé l'ancienne cicatrice qui se serait installée dans une mauvaise position. "Affiner" constitue une autre méthode de correction des cicatrices et consiste à racler les bords irréguliers. Le "tatouage", quant à lui, s'effectue en général sur une cicatrice qui présente une hyperpigmentation ou une dépigmentation définitive. Toutefois, elle ne peut être réalisée que par une esthéticienne spécialisée, étant donné que la cicatrice sur laquelle on opère est une zone fragilisée. Il donne en général un résultat satisfaisant, en particulier lorsqu'il est réalisé au niveau du mamelon, du cuir chevelu ou de la lèvre. D'autres cicatrices se soignent par injection soit de graisse, soit de corticoïde dermotrope. Ce traitement médical par injection se réalise, dans la majorité des cas, en trois ou quatre séances, espacées de deux à trois mois d'intervalle. On peut également réaliser ce qu'on appelle la "compression continue" à l'aide d'un pansement compressif ou d'un revêtement élastique, surtout lorsque la reprise d'une intervention n'est pas jugée bénéfique. Cette technique permet d'aplatir la cicatrice et de blanchir la peau sous le pansement. Le "massage" est une technique ayant à peu près le même principe mais accélérant en plus le processus d'involution cicatricielle par pressions sur la cicatrice. Enfin, il y a la technique de reprise de la cicatrice. La plupart de ces actes chirurgicaux se font sous anesthésie locale en ambulatoire, c'est-à-dire sans hospitalisation.
Le déroulement de l'intervention
Avant toute intervention, le médecin commence par établir un bilan sur son patient pour pouvoir déterminer la méthode de réparation de cicatrices adéquate. Ce bilan comprend entre autres les facteurs d'aggravation amenant le sujet à développer des cicatrices gênantes, la localisation de la plaie ou de la cicatrice, et enfin l'âge et la prédisposition génétique de celui-ci. En ce qui concerne les cicatrices causées par les brûlures, celles-ci sont particulièrement difficiles à réparer à cause de l'étirement cutané, pouvant induire d'autres lésions profondes. Une intervention sur cette catégorie de plaie est donc très délicate. Il faut se rappeler que l'évolution d'une cicatrice, et donc sa réparation, peut progresser à long terme. Ainsi, on ne peut juger du résultat final d'une intervention qu'au bout de plusieurs mois ou voire même d'une année. Une réparation par la reprise d'une intervention chirurgicale nécessitant des sutures, doit se faire progressivement, c'est-à-dire étape par étape pour obtenir de meilleurs résultats. En effet, il faut d'abord procéder à la suture de la couche sous-cutanée en utilisant un fil résorbable, puis suturer la couche cutanée la plus superficielle par des surjets intradermiques, normalement invisibles de l'extérieur. Cette technique empêche l'invagination de la couche sous-cutanée vers l'aire de la couche superficielle. L'ablation des fils doit s'effectuer assez tôt, autour du huitième jour post-chirurgical, en particulier en cas de suture cutanée à l'aide de fil non résorbable.

